Sociologie du changement
Question centrale :
« Pourquoi les gens font-ils ce qu’ils font et pas ce qu’on leur demande de faire? »
D’où la gde difficulté d’analyse des managers qui mécomprennent voire méprisent les usagers, les clients, leurs employés et les intermédiaires parce qu’ils ne comprennent pas leur réaction ou actions. Ex : de la shampooineuse qui n’a pas intérêt à essayer de vendre des produits aux clients sous peine d’entrer dans une démarche risquée pour elle, face aux questions techniques de la cliente mais également face au jugement de la coiffeuse. Or son objectif premier n’est pas de gagner plus mais d’assurer sa progression dans le salon de coiffure en n’étant plus apprentie. »
Il n’y a donc pas de comportement irrationnel mais plutôt de l’incompréhension soit de l’observateur soit de l’acteur.
Citation d’Alan Ehrenhalt :
« les économistes actuels en savent probablement plus que les astronomes du Moyen Age, mais ils sont eux-mêmes prisonniers d’une idée simple qui les domine : la plupart des gens dans la vie quotidienne sont des calculateurs rationnels de leur propre intérêt personnel. Ils sont dans le jargon économique des maximizers of utility. Si on leur donne des informations
suffisantes, ils arriveront à chaque fois à une décision logiquement correcte. “
Cela revient à identifier les acteurs pertinents.
l’equipe 19 juillet 1996
« on change une équipe qui gagne » jean luc rougé en 1996 à propos du judo français :
Réponse à la question « le judo français réussit sur le long terme. Vous avez une solution miracle? »
« Ne jamais se satisfaire de rien. Si quelque chose marche, il faut le casser, sinon on s’installe dans la routine. Au contraire de beaucoup de fédération, on n’hésite pas à changer une équipe qui gagne. C’est le judo. On possède une culture de combat permanent. Si tu te laisses prendre par la routine, tu es mort. Tu es déjà en retard. »
Pour changer, il ne suffit pas de changer tous les individus mais avant tout l’organisation.
Le changement systémique n’implique pas nécessairement un changement global.
L’inertie des organisations peut s’opérer dans des entreprises de petite taille.
Difficulté face à ce qui est confortable.
Cercle vicieux du conservatisme : ex dirigeants qui font l’état des lieux de ce qui ne va pas et ce qu’il fraudait faire, mais qui prétendent que les autres ne sont pas prêts; le changement s’opère dans une fenêtre d’opportunité.
A consulter:
Sociologie du changement.
